Radar Magazine - Février 2008

La revanche de Buffy
L'actrice-exterminatrice de vampires Sarah Michelle Gellar fait son come-back au cinéma.
Sarah Michelle Gellar exerce son talent d'actrice depuis l'âge de six ans, mais que savons-nous vraiment d'elle ? La star de Buffy, de Sexe Intentions, et des remakes horrifiants de film d'horreur japonais est mariée à l'ancienne coqueluche Freddie Prinze Jr. et tout à l'air de se passer pour le mieux (une hypothèse basée uniquement sur leur absence dans les tabloïds et sur les tapis rouge). Vous n'entendrez jamais parler de ses opinions politiques (elle dit qu'elle a peur d'influencer ses fans) ou de sa religion ("Je ne parle jamais de religion"). Elle a autant de chance que Laura Bush de se rendre à une fête et de faire un strip-tease. En bref, c'est une professionnelle, et les pros savent très bien quand s'arrêter de parler. À l'occasion de la sortie en Janvier de son prochain film indépendant, The Air I Breathe, le second des trois films de Gellar à sortir successivement (Southland Tales l'année dernière et ce moi-ci Possession sont les deux autres), Radar a discuté avec l'actrice de ses rêves superficiels, de sa pause dans le cinéma et de son ami de toujours Manolo.
Radar : J'ai fais un mauvais rêve à propos de notre interview, donc j'espère qu'il n'était pas prémonitoire.
Sarah Michelle Gellar : Êtes-vous comme moi, n'avez-vous absolument aucun subconscient ? Mes rêves sont toujours futiles, littéralement, il n'y a rien à lire dedans.
R : Étrange ... Southland Tales ressemble beaucoup à un rêve surnaturel.
SMG : C'est bizarre, nous avons parlé du film pendant des années, et lorsque nous avons imaginé l'idée qu'une star de porno [le rôle de Gellar] ait une émission de télévision, un album et une boisson énergétique, cela semblait tellement absurde. Le concept n'existait pas encore. C'est ce qui est surprenant avec [le réalisateur] Richard Kelly. On dirait qu'il prédit ces choses étranges. Puis, quand le film était en développement, les célébrités et les star du X avaient franchies une étape et elles avaient leur propre parfum ; nous nous sommes alors dit : "Oh mon Dieu, à croire qu'on écrit l'avenir !" Alors, ne demandez pas l'avenir à Richard à moins que vous ne vouliez vraiment le savoir.
R : Comme ce film a mis si longtemps à sortir, on ne vous avez pas vu au cinéma depuis presque un an.
SMG : C'était bien pour moi dans le sens où ça m'a vraiment donné l'occasion de me concentrer sur mon travail et de ne pas à avoir faire la promotion du film. Mais c'est embêtant car, de ne nos jours, tous les grands films d'Oscar sortent à un moment et les films romantiques à un autre, ainsi si vous ne terminez pas votre film avant la période impartie, vous devez alors attendre tout une autre année.
R : Votre personnage dans The Air I Breathe est une pop star comblée mais déprimée, un peu comme Britney. Est-ce que votre expérience en tant qu'enfant star vous aide dans tout ça ?
SMG : Un petit peu. Quand j'étais gamine, jouer était ma passion, mais ce n'était pas une priorité dans ma vie. Je n'étais pas une enfant star, j'étais plutôt une enfant actrice qui travaillait. Mais ça m'est arrivé de voir comment d'autres acteurs ont raté leurs enfances.
R : Dans ces deux rôles - actrice pornographique et chanteuse – il y a un rapport avec la gloire. Avez-vous consciemment choisi ce genre de rôles ?
SMG : Non, non, c'est simplement une coïncidence. J'ai vraiment voulu des expériences qui me fasse évoluer personnellement et professionnellement. J'ai voulu faire cette expérience que je n'avais jamais faite, celle de faire un petit film indépendant, comme The Air I Breathe, où on travaille dans un environnement familial. C'est un film lourd, dramatique, pas nécessairement pour lequel les gens penseraient à moi immédiatement. Donc j'ai tenté ma chance. Dans Southland tales, jouer une star de porno, travailler avec de nombreux acteurs, étaient évidemment une expérience nouvelle pour moi. Certains jours, rien que de sortir de ma caravane relevait du défi, vu ma garde-robe sur le film.
R : Vous avez très bien réussi à rester en dehors des tabloïds. Est-ce épuisant de toujours devoir contrôler votre image.
SMG : Pratiquement tout les acteurs vous diront que vous ne faites pas ce boulot pour la célébrité, vous le faite pour le travail. J'espère vraiment que c'est le cas pour chacun. Mais la réalité, c'est que la signification de "être une célébrité" a changé, et c'est vraiment domage. C'est un style de vie super, mais c'est plutôt compliqué à suivre.
R : Ça semble plus dur à suivre qu'auparavant.
SMG : Ça a toujours était dur. Il y a Corey Feldman et ces pauvres gars. S'il y avait eu autant de photographes et de sites Internet à l'époque, cela aurait probablement été la même chose pour eux que ça ne l'est pour les autres aujourd'hui. Évidemment, ils se concentrent toujours sur ceux qui ne réussissent pas, juste parce que c'est beaucoup plus intéressant. C'est inintéressant que des héroïnes de télé comme moi, Keri Russell et Michelle Williams aient réussi leur vie.
R : D'accord. Mais ce n'est pas comme si vous ne sortiez pas du tout.
SMG : Je vais juste aux choses qui m'intéressent. Pour moi, une des meilleures chose de mon métier, c' est de pouvoir porter des tenues qui ne sont pas forcément les meilleures pour le quotidien ; j'aime le plumage, j'adore les plumes. On a pas tout les jours l'occasion de porter des plumes.
R : Selon les dernières rumeurs, il paraîtrait que vous êtes une amie proche du grand styliste de chaussures Manolo Blahnik. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
SMG : Un jour, un couple d'amis et moi étions entrés dans la boutique Bergdorf juste pour s'abriter de la pluie. Un homme qui travaillait là, et que je connaissais, m'a dit : "M. Blahnik est ici, il signe des autographes et prépare des esquisses. Tu devrais aller le rencontrer." Et il y avait cette longue file d'attente remplie de femmes et je me suis dit: "Ça va être trop embarrassant, il ne va jamais me reconnaître !" Alors j'ai attendu un signe de sa part et il dît [elle imite son accent espagnol] : "C'est Sarah Michelle ! J'adore Buffy !" Il était si mignon. Il m'a fait une esquisse de chaussure et l'a signé, et aujourd'hui, elle est suspendue dans ma penderie.
R : Est-ce qu'il vous donne beaucoup de chaussures maintenant.
SMG : Non, à pars cette paire qu'il m'a donné ce jour-là et qu'il a personnellement signé. Et comme je ne savais pas si je devais les suspendre ou les porter, j'ai donc acheté une autre paire. Je ne porte pas la paire signée, elle reste dans ma penderie. C'est un peu déprimant.
R : Est-ce que Buffy est le personnage dont la plupart des personnes se rappellent de vous ?
SMG : En effet. Mais il y a encore des gens qui viennent me demander si je compte retourner dans All My Children. Et, au moins une fois par semaine, les gens me citent Sexe Intentions.
Willa Paskin - Radar Magazine
Traduction exclusive à Just-Sarah.fr. Merci de créditer si vous repostez.